Rupture géométrique dans l’environnement bâti

Dans un billet précédent, il a été dit que les graffitis créent une rupture visuelle dans l’environnement bâti : soit ils attirent l’œil lorsqu’ils apparaissent, soit ils deviennent « invisibles » au fil du temps pour les habitants du quartier. Par contre, la caméra ne peut faire l’économie du graffiti, car elle le voit, l’inscrit. Dans le même ordre d’idées, alors que Georges Vignaux parle de la géométrie qui joue sur l’éloignement, les bâtiments en hauteur créent, en ce sens, une rupture dans la géométrie.

Photo 1

Au bout de cette rue bien alignée géométriquement sur le plan horizontal (adjacente à la Rue St-Jean, Québec), l’édifice en hauteur de la Banque Nationale crée une rupture brusque dans la géométrie de la rue. L’édifice, par son imposante stature, sis sur le plateau de la haute-ville, écrase de sa présence le quartier St-Jean-Baptiste.

Géométrie et rupture visuelle

Photo 2

Il serait intéressant de voir comment ces ruptures de la géométrie crée de nouveaux repères, de nouveaux parcours et de nouveaux territoires. Dans le présent cas de figure, cet édifice délimite une frontière entre la portion mieux nantie du quartier St-Jean-Baptiste (le haut des côtes) et sa portion moins nantie où les bâtiments sont vieux et parfois vétustes.

Rupture géométrique

Photos : © Pierre Fraser, 2015

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