Marie-Claude Bourbonnais : la photo professionnelle

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En 2008, peu de temps après son passage à Radio X2, Marie-Claude et son conjoint caressent un projet d’avenir : celui de faire de la photo. Après tout, cette palpitante aventure radiophonique avait été rendue possible grâce à sa participation aux photos d’un calendrier. Après quelques tentatives d’improvisation comme photographe et modèle professionnelle, le résultat débouche sur un porte-folio en ligne. Grâce à l’apparence physique distinctive de Marie-Claude, elle devient rapidement sujet d’attention et même personne d’intérêt. Quelques offres de shooting avec des photographes professionnels se présentent. L’un d’entre eux, installé à Montréal, se montre intéressé à réaliser des photos de genre fétichiste. Notons que Montréal est mondialement reconnue pour être une ville fétichiste qui produit une grande quantité de matériel photo et vidéo de ce genre.

© Photo : Frédéric Tremblay

Outre son expérience de shooting pour le calendrier du Dream Team, Marie-Claude n’a jamais été modèle professionnelle. Toujours en pleine exploration de l’univers des industries culturelles (et aussi pour satisfaire sa curiosité), elle réalise quelques photos osées et de nudité complète avec ce photographe montréalais. Les séances photo se sont bien déroulées, mais Marie-Claude a néanmoins décidé ne pas poursuivre dans cette voie, sa décision étant essentiellement motivée au type de gestion inhérent à ce domaine et à la concurrence omniprésente qui y règne.

Et, comme pour rentabiliser les photos, il est nécessaire d’opérer un site à contenu (un site où les gens paient mensuellement pour avoir accès à du contenu virtuel pornographique sous forme de photos et de vidéos) sur une base régulière pour garder l’intérêt des consommateurs, il lui aurait fallu faire des photos de plus en plus osées et dévêtues pour attiser la curiosité et le sentiment de nouveauté du public, ce qui serait venu en contradiction avec certaines de ses valeurs.

En fait, Marie-Claude n’était pas du tout à l’aise avec cette production continue de contenus, et surtout pas à cette perspective d’avenir, d’où sa décision de se concentrer sur ses véritables intérêts liés à la confection vestimentaire. D’ailleurs, les photos qu’elle réalise désormais relèvent plus du style glamour — nudité cachée —, ce qui laisse davantage place à l’imagination.

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© Olivier Bernard (Ph. D.), Marie-Claude Bourbonnais, 2017