Aliments bios haut de gamme

| Cahier 3 |

Sur les photos ci-dessous, monsieur Anthony Lauriot et sa conjointe, propriétaires du commerce Fou du Bio, finalisent une vente : madame poursuit la discussion avec le client, alors que monsieur emballe les achats. Le commerce Fou du Bio est installé de façon permanente au Marché Public du Vieux-Port de Québec le mois de novembre venu. Comme me le faisait remarquer monsieur Lauriot, son plus grand plaisir ne réside pas dans le seul fait d’avoir réalisé de bonnes ventes dans une seule et même journée, mais bien de revoir les clients qu’il a déjà servis. Avec le temps, il a réussi à se constituer une petite clientèle d’inconditionnels. De là, toute la dimension de la proximité avec le consommateur qui se révèle, qui fait rendement, qui fait profit.

▼ Bien servir le client, prendre contact avec lui

Faut-il ici préciser que seule une clientèle bien nantie et conscientisée à l’alimentation bio et à une agriculture durable est susceptible d’acheter les produits proposés par monsieur Lauriot. Autrement dit, il existe bel et bien des niches commerciales qui, si elles sont adéquatement exploitées, permettent à un commerçant de tirer son épingle du jeu et de dégager des profits intéressants.

▼ La vente est conclue, mais la discussion se poursuit

Ce qui m’a le plus interpellé dans le discours de ces commerçants à propos de l’alimentation biologique, c’est qu’ils n’en font pas une orthodoxie, alors que d’autres commerçants, qui vendent là, eux aussi, des produits biologiques, ont un discours un peu plus dogmatique sur les vertus d’une production à caractère durable, d’une mise en marché équitable et d’une consommation responsable.

L’impression que la chose laisse, c’est un peu comme si ces deux commerçants s’étaient adaptés de façon tout à fait créative aux pressions du marché, tout en poursuivant leur travail pédagogique d’éducation environnementale — car ils le font encore et toujours avec leurs clients —, et qu’ils avaient relégué tout l’aspect idéaliste et activiste dans un quelconque tiroir pour faire face à la réalité commerciale. Ce choix, et s’il s’agit vraisemblablement de ce choix, est sûrement rentable, puisque, au cours des vingt minutes où j’ai été présent pour prendre des photos, les clients n’ont cessé d’affluer et ont pour la plupart acheté quelque chose.

| Cahier 3 |

© Pierre Fraser (Ph. D.), 2017

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s