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FERMER UNE ÉGLISE : UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE ➚

Comme le souligne Mgr. Laliberté, évêque du diocèse de Trois-Rivières, la décision de fermer une église est un processus complexe lié à une responsabilité. Quels sont ces critères essentiels qui doivent guider le discernement de toute communauté envisageant une telle démarche ?

1. La consultation communautaire : une décision partagée

Le critère fondamental et non négociable de tout le processus est la consultation. Avant toute chose, il doit y avoir eu une réflexion communautaire sincère et approfondie impliquant les paroissiens. Monseigneur Laliberté est clair : si la proposition de fermeture émane uniquement du prêtre et de son conseil de fabrique, sans l’implication des fidèles, l’approbation ne sera pas accordée. L’objectif est de parvenir à un consensus, un processus qui, comme il le rappelle, peut être difficile et douloureux, « Même si si ça fait mal… », mais qui est indispensable. Cette réflexion communautaire, pour être authentique, doit se fonder sur une réalité concrète, qui est presque toujours l’impasse financière.

2. La viabilité financière : le point de départ

La question financière est fréquemment « le premier critère qui déclenche une réflexion ». Concrètement, cela signifie qu’une communauté chrétienne n’est plus en mesure d’assumer les coûts liés à l’entretien et au maintien de son bâtiment. Bien qu’il soit un puissant déclencheur, ce facteur ne peut être le seul élément de décision. Il doit impérativement s’inscrire dans le cadre d’une réflexion communautaire concertée. Cependant, constater une impasse financière n’est pas une fin en soi. Cela doit immédiatement nous obliger à nous poser la question la plus essentielle : comment prendrons-nous soin de la communauté chrétienne elle-même ?

3. L’avenir de la communauté chrétienne : une priorité essentielle

Ce critère est jugé « essentiel » par l’évêque. Avant de décider du sort du bâtiment, en tant que communauté, nous devons répondre à deux questions fondamentales qui garantiront notre survie spirituelle :

  • Comment la communauté chrétienne continuera-t-elle d’exister après la fermeture ?
  • Aura-t-elle un lieu adéquat pour se rassembler ?

Les réponses à ces questions sont primordiales. Elles influencent directement les options envisagées pour l’église, qu’il s’agisse d’une vente complète, d’une requalification partielle ou d’une autre forme d’arrangement. Prendre soin de notre communauté nous amène naturellement à nous interroger sur le devenir du bâtiment qui l’a si longtemps abritée.

4. Le projet pour le bâtiment : un usage respectueux

Il est de notre responsabilité de veiller à ce que l’avenir du bâtiment soit digne de son passé. Un projet clair et réfléchi doit exister pour son utilisation future, afin de s’assurer que le lieu ne servira pas « à n’importe quoi ». Ce critère vise à garantir que le bâtiment, même désacralisé, conserve une vocation respectueuse de son histoire. Les différentes avenues possibles, soit la vente, la requalification ou l’entente avec un autre organisme, sont toutes évaluées sous cet angle pour déterminer le projet le plus approprié.

BALADO (podcast)

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Si la sociologie s’est tout d’abord construite comme une discipline de mots ou de lettres, sous la forme d’argumentations écrites formulées dans une langue naturelle et plus ou moins associée à des données chiffrées à la formalisation permise par le langage mathématique. Dans un contexte où l’image est de plus en plus présente, où tous peuvent, munis d’un téléphone intelligent, produire des images, où les médias sociaux utilisent abondamment l’image, la sociologie est de plus en plus encline à mobiliser également des images, soit comme objet d’étude, soit comme outil de recherche, soit comme moyen de communication et d’échanges scientifiques autour de résultats. Des chiffres et des lettres, mais aussi des images, fixes ou animées, voilà les matériaux avec lesquels les sociologues rendent compte, aussi, du monde social . Malgré tout, existe-t-il réellement une sociologie visuelle ? 

 

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