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ROMAN PSYCHOLOGIQUE

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Cet entretien avec Pierre Hébert analyse l’évolution du roman psychologique au Québec dans les années 1940-1960. Un déplacement sémantique s’opère alors dans ce genre littéraire avec, notamment, André Langevin ou Françoise Loranger. Pierre Hébert explique comment, initialement perçu comme un roman centré sur la psychologie individuelle, ce roman témoigne surtout d’un renouveau esthétique impliquant une éthique du multiple.

[Voyage en Littérature Québécoise]

ROMAN DU CAS DE CONSCIENCE

Faut-il parler de « roman psychologique », ou bien de « roman du cas de conscience » ou encore de roman traitant de « conflit des normes »? Critiqué par l’Église, Poussières sur la ville d’André Langevin explore une « morale de situation » qui défie les lois morales universelles en privilégiant le jugement personnel.

LES COTES MORALES

Pierre Hébert rappelle le système de cotation morale appliqué aux publications québécoises entre 1946 et 1959, notamment aux romans psychologiques. Les cotes, allant de « M » (mauvais, à proscrire) à « TB » (très bien), sanctionnent le niveau de moralité perçu par le clergé catholique dans les œuvres évaluées.

EN RUPTURE DES NORMES

Pierre Hébert met en avant trois aspects clés de cette rupture : l’utilisation de la langue populaire, voire l’argot (le « joual ») par le narrateur lui-même, ce qui crée un nouveau rapport au lecteur; l’interférence des niveaux de narration, ou « dénudation du procédé », où l’auteur met à nu les mécanismes de sa narration.

ROMAN AUTOBIOGRAPHIQUE

Trois romans autobiographiques – Le libraire, Prochain épisode et L’amélanchier – qui explorent différentes mises en scène du « Je » et comment chaque œuvre construit son identité narrative, révélant des stratégies distinctes d’autoreprésentation et de subjectivité.

VERS L’AUTOFICTION

Exploration du « je » dans la narration: on passe d’un simple « je narrateur » dans les romans des années 1950 à un « je locuteur » plus complexe et réflexif dans les années 1960. Le narrateur assume alors pleinement la construction et la déconstruction de son récit.

CA | FR | UK | US

Si la sociologie s’est tout d’abord construite comme une discipline de mots ou de lettres, sous la forme d’argumentations écrites formulées dans une langue naturelle et plus ou moins associée à des données chiffrées à la formalisation permise par le langage mathématique. Dans un contexte où l’image est de plus en plus présente, où tous peuvent, munis d’un téléphone intelligent, produire des images, où les médias sociaux utilisent abondamment l’image, la sociologie est de plus en plus encline à mobiliser également des images, soit comme objet d’étude, soit comme outil de recherche, soit comme moyen de communication et d’échanges scientifiques autour de résultats. Des chiffres et des lettres, mais aussi des images, fixes ou animées, voilà les matériaux avec lesquels les sociologues rendent compte, aussi, du monde social . Malgré tout, existe-t-il réellement une sociologie visuelle ? 

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