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ROMANS DU PAYS

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Dans cette série d’entretiens, Dominique Garand retrace l’évolution de la littérature québécoise, de ses débuts marqués par une quête identitaire et l’influence européenne, à son émancipation à travers des œuvres critiques et novatrices. Entre le roman de la terre, les récits sombres du néo-terroir et la libération progressive de la question nationale, elle illustre une redéfinition constante du roman québécois.

[Voyage en Littérature Québécoise]

NAISSANCE DU ROMAN DU PAYS

Les auteurs québécois, cherchant à s’émanciper de l’influence française, ont développé un roman national d’abord ancré dans le folklore et le terroir puis centré sur la langue, avec l’affirmation du joual dans les années 1960. Dominique Garand souligne l’enjeu politique et nationaliste de cette construction identitaire.

VERS UNE CRITIQUE SOCIALE

Le roman québécois évolue du XIXe siècle idyllique vers une critique sociale marquée par la misère et l’aliénation. Dominique Garand souligne cette transformation, illustrée par Un homme et son péché. À l’inverse, Bonheur d’occasion incarne une résistance à la pauvreté plutôt qu’une fatalité.

ROMANS DU NÉO-TERROIR

Le roman du néo-terroir, apparu au XXe siècle, déconstruit la vision homogène du Québec rural en explorant des micro-territoires marqués par la marginalité. Des auteurs comme Archibald et Bock abordent la folie, la rupture et les tensions historiques, proposant une lecture révisionniste et sombre de l’identité québécoise.

LA QUESTION NATIONALE

Le roman québécois évolue d’un projet identitaire vers une approche plus éclatée et moins politique. Influencée par le structuralisme, les avant-gardes et de nouvelles voix (féminine, migrante, intime), cette transformation, soulignée par Dominique Garand, marque la fin d’une nation homogène au profit d’enjeux littéraires individualisés.

ÉVOLUTION DU ROMAN QUÉBÉCOIS

Dominique Garand critique la vision linéaire du roman québécois, plaidant pour une approche valorisant sa diversité et ses marges. Il remet en question les lectures téléologiques dominantes, proposant une réévaluation de l’histoire littéraire qui dépasse les grands courants pour explorer les œuvres minorisées et déconstruire les mythes fondateurs.

LE ROMAN EXOTOPIQUE

Cette capsule déconstruit l’idée d’un « roman exotopique » récent au Québec, révélant que 20 à 30 % des romans québécois se situent hors Québec depuis le XIXe siècle. Dominique Garand conteste la vision d’une littérature centrée sur le terroir et rejette l’interprétation négative de l’« ailleurs » comme aliénation.

L’AILLEURS AMÉRICAIN

Dominique Garand démontre que l’intérêt pour l’« ailleurs » précède les « écritures migrantes », apparaissant dès le XIXe siècle. Il observe une évolution des motivations des personnages : d’impératifs économiques à une quête personnelle, puis à une réponse aux impasses politiques, liant cette dynamique à l’identité québécoise.

L’AUTRE FRANÇAIS

Le Québec, marqué par un manque historique et culturel, puise en France une inspiration ambivalente, entre admiration et rejet. Cette relation évolue, passant d’une fascination initiale à une critique plus vive dès les années 1960, illustrant un processus d’autonomisation face à l’ancienne puissance coloniale, à travers littérature et théâtre.

L’AUTRE EN SOI

D’abord marquée par une réceptivité sans exotisation, la littérature québécoise évolue vers une identité fluide, intégrant migration et origines multiples. Moins binaire, elle dissout les frontières et interroge la fuite vers l’ailleurs. L’essor d’une conscience écologique recentre l’exploration de l’altérité sur la proximité plutôt que sur l’évasion.

UNE FICTION ITALIENNE

L’échange sur Florence, reprise (2015) avec Dominique Garand explore le lien Québec-Italie à travers Pierre Maureault, qui quitte Montréal pour se réinventer. La narration alterne entre passé et présent, soulignant la persistance des attaches québécoises, notamment via la Saint-Jean-Baptiste à Florence et l’histoire des zouaves pontificaux.

CA | FR | UK | US

Si la sociologie s’est tout d’abord construite comme une discipline de mots ou de lettres, sous la forme d’argumentations écrites formulées dans une langue naturelle et plus ou moins associée à des données chiffrées à la formalisation permise par le langage mathématique. Dans un contexte où l’image est de plus en plus présente, où tous peuvent, munis d’un téléphone intelligent, produire des images, où les médias sociaux utilisent abondamment l’image, la sociologie est de plus en plus encline à mobiliser également des images, soit comme objet d’étude, soit comme outil de recherche, soit comme moyen de communication et d’échanges scientifiques autour de résultats. Des chiffres et des lettres, mais aussi des images, fixes ou animées, voilà les matériaux avec lesquels les sociologues rendent compte, aussi, du monde social . Malgré tout, existe-t-il réellement une sociologie visuelle ? 

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